Cuba : un nouveau président, une répression identique

L’arrivée récente à la présidence de l’Etat cubain du pantin nommé Díaz-Canel en remplacement de Castro le Petit, lui-même successeur de son grand frère Fidel, n’a évidemment rien changé à la nature profonde du régime castro-communiste. La dictature qui s’est instauré sur l’île il y a près de soixante ans maintenant se maintient, et il n’aura pas fallu attendre longtemps pour connaître le nom du premier prisonnier d’opinion de l’ère Díaz-Canel. Il s’agit d’Ariel Ruiz Urquiola, biologiste et chercheur en agro-écologie renommé, déjà sanctionné professionnellement par le passé pour ne pas s’être rendu complice d’une monstruosité (voir le texte de Lynn Cruz et « L’affaire de la navette de Regla », ci-dessous) et condamné aujourd’hui à une peine de prison ferme pour « outrage ».
Pour mieux comprendre, je vous propose ici de lire le témoignage de la comédienne Lynn Cruz*, amie personnelle d’Ariel Ruiz Urquiola et elle-même victime d’une interdiction d’exercer librement son métier, ainsi que de larges extraits d’un article d’Isbel Díaz Torres, un camarade libertaire cubain.


Enrique   |  Actualité, Politique, Répression   |  05 17th, 2018    | 

Répression : Le Tribunal municipal de Viñales a condamné le biologiste Ariel Ruiz Urquiola à un an de prison

Le Tribunal municipal de Viñales a condamné le biologiste Ariel Ruiz Urquiola à un an de prison pour le crime d’ « outrage », a déclaré sa sœur Omara. Malgré l’attente d’une peine de prison, elle a été surprise par la sévérité du verdict.

« Personne n’y croit. L’accusation a demandé quatre ans, et tout le monde pensait qu’il serait condamné à trois mois ou une amende. Il a trois jours pour faire appel », a-t-elle précisé.

« Le même avocat qui a fait une très bonne défense va faire appel. Pour l’instant, je ne sais pas ce qui va lui arriver pendant ce processus d’appel », a dit Omara, qui a été très affectée.

« Ils veulent nous enlever la ferme », résume-t-elle sans pouvoir ajouter d’autres données.

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Enrique   |  Politique, Répression   |  05 10th, 2018    | 

ABRA : un nouvel effort pour l’auto-émancipation à Cuba

Pas de salle bondée, sans audio ou micro, pas de promotions dans les réseaux sociaux ni listes de courrier électronique. Ils sont arrivés comme bon leur semblaient et comme ils le pouvaient, et ce fut suffisant.

Plus de trente personnes étaient présentes ce 5 mai 2018 à Lawton, pour fonder ensemble ABRA Centre social et bibliothèque libertaire.

Après presque trois ans de campagne internationale pour lever les fonds nécessaires, sans recourir à des gouvernements, à des partis politiques ou à des ONG (et encore moins aux institutions de l’État cubain), nous avons réussi à réaliser un rêve qui a émergé en 2015.

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Enrique   |  Actualité, Politique, Solidarité   |  05 9th, 2018    | 

Les anarchistes cubains annoncent l’ouverture de l’ABRA : Centre social et bibliothèque libertaire

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À Cuba, le 5 mai 2018, une nouvelle étape dans le processus d’auto-émancipation d’un groupe de cubaines et de cubains commence avec l’ouverture d’ABRA : Centro Social et bibliothèque libertaire.
Cet engagement de l’Atelier libertaire Alfredo López (une initiative anarchiste, anti-autoritaire et anticapitaliste qui a émergé en 2012 qui fait partie de la Fédération anarchiste des Caraïbes et d’Amérique centrale), avec la participation effective et vitale de groupes apparentés tels que l’Observatoire critique cubain, le Guardabosques (le Garde-forestier), ainsi que d’autres énergies individuelles, cherche à construire un espace autonome et durable à Cuba aujourd’hui.

Enrique   |  Actualité, Politique, Société   |  05 5th, 2018    | 

Quel socialisme après les frères Castro ? Cuba veut le marché… sans le capitalisme

Le président Raúl Castro a annoncé qu’il quitterait ses fonctions en 2018. Pressenti pour le remplacer, le premier vice-président Miguel Díaz-Canel est né un an après l’arrivée des guérilleros à La Havane en 1959. Une telle passation constituerait une petite révolution, dans la foulée de celle que M. Castro a tenté d’impulser en vue d’« actualiser » le modèle économique cubain.

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Enrique   |  Actualité, Politique, Société, Économie   |  04 29th, 2018    | 

Homosexuels, hippies, dissidents… : quand Cuba se “purifiait” de ses “déchets”

Dès 1959, le régime met en place des camps pour “redresser” les “déviants” et les “faibles”. Le système d’enfermement durera jusqu’en 1968.

Depuis une vingtaine d’années, les historiens, sociologues, journalistes et chercheurs de tous bords analysent avec un esprit beaucoup plus critique la révolution cubaine et le rôle parfois criminel qu’ont joué Fidel Castro et son célèbre compagnon Ernesto « Che » Guevara. Le film Mauvaise Conduite des réalisateurs espagnol Nestor Almendros et cubain Orlando Jiménez-Leal en 1983, ainsi que la publication du Livre noir du communisme (1) en 1997 révèlent l’existence de camps d’internement à Cuba et achèvent d’enterrer la légende dorée qui colle au Commandante. Plus récemment, l’adaptation au cinéma du livre de Reinaldo Arenas Avant la nuit, par Julian Schnabel en 2000, montre la violente répression et l’enfermement des homosexuels. Comme si le régime n’avait pas cherché à simplement réprimer ceux qui le contestaient, mais avait cherché à « purifier » la société de ses « déviants ».

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Enrique   |  Politique, Répression, Société   |  04 29th, 2018    | 

Miguel Díaz-Canel, de l’ombre de Raùl Castro à la présidence de Cuba

Né à Santa Clara dans la province de Villa Clara, au centre du pays, le 20 avril 1960 d’une mère institutrice et d’un père ouvrier, Miguel Díaz-Canel est ingénieur en électricité de formation. Un parcours scolaire sans faute, d’élève boursier à une carrière d’enseignant en université puis de ministre de l’Enseignement supérieur en 2009. Un parcours politique également sans faute puisqu’il gravit une à une toutes les marches de l’Union des jeunesses communistes jusqu’aux postes -stratégiques- de premiers secrétaires du parti d’abord dans sa province de Santa Clara (de 1994 à 2003), puis dans celle plus orientale de Holguín (2003-2009) où il est chargé de remettre de l’ordre.

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Enrique   |  Actualité, Politique   |  04 27th, 2018    | 

Un film chilien à l’affiche : Jesús-Petit criminel

À Santiago du Chili, le 26 octobre 2016,  Fabian Mora est libéré sur parole, il est un des quatre accusés d’avoir participé à un passage à tabac ayant conduit à la mort du jeune Daniel Zamudio. À 24 ans, Fabian était le moins âgé des impliqués et il a joué un rôle mineur dans l’attaque mortelle. Le film Jesús-Petit criminel est inspiré très librement de ce fait d’hiver tragique survenu en 2012. C’est le deuxième long-métrage de fiction du réalisateur chilien Fernando Guzzoni.

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Enrique   |  Culture, Société   |  03 27th, 2018    | 

Film : Jean Ziegler. L’optimisme de la volonté

Le sociologue, écrivain et politicien genevois a rencontré le Che en 1964. « Il regarde tout ce que j’écris. Il est ma conscience politique », rappelle d’emblée Jean Ziegler dans le documentaire que le cinéaste Nicolas Wadimoff lui a consacré. Lorsqu’il a voulu le suivre en Amérique latine où il allait faire la révolution, le Commandante a refusé, lui rappelant que chaque homme doit se battre là où il est né. Une mission que Jean Ziegler a poursuivie tout au long de sa vie : lutter contre le capitalisme et les vautours de la finance et contre la faim dans le monde. « La faim, c’est le crime organisé », affirme-t-il avec conviction, comme il le fait à l’ONU en tant que rapporteur.

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Enrique   |  Culture, International, Politique   |  03 24th, 2018    | 

Cuba-débat. Les avatars du réformisme à Cuba

Jusqu’aux années 1990, la narration post-révolutionnaire de Cuba était lente et collante. Elle était excessivement «officialiste» [propre au parti au pouvoir] pour être intéressante, excepté lorsque, provenant de l’officialisme même, se produisait une purge quelconque remplissant l’île de rumeurs et l’élite de craintes.

La politique était représentée de manière binaire, vue comme une lutte prométhéenne entre deux camps irréconciliables. On trouvait, d’un côté, le «bon» camp – révolutionnaire et socialiste –, composé de patriotes vigoureux qui s’alignent sans faille sur l’Etat, le Parti communiste et ce qui se présentait comme le «leadership historique». De l’autre, le «mauvais» camp – contre-révolutionnaire et impie – aligné sur le gouvernement des Etats-Unis – «l’ennemi historique» – et sur la «mafia de Miami». Les premiers avaient l’insigne privilège de participer à un projet historique stratégiquement irréfutable, bien qu’il pouvait tactiquement être perfectionné. Quant aux seconds, ils faisaient face à seulement deux destins: la prison ou l’exil.

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Enrique   |  Actualité, Analyse, Politique   |  03 23rd, 2018    |