La mémoire blessée de Cuba exposée au cinéma

Le régime cubain a imposé une histoire officielle, un roman national, pour légitimer le pouvoir absolu de Fidel Castro. A en croire ce récit, les racines idéologiques du castrisme remontent à 1868, la première guerre d’indépendance. Le discours castriste a réinterprété le passé et fait table rase d’un demi-siècle d’histoire républicaine. Il a décrit la « révolution » comme un continuum de plusieurs décennies, régi par la volonté omnisciente et omnipotente du « Lider Maximo ». Cette pensée unique a longtemps écrasé les mémoires dissidentes, alternatives ou simplement différentes.

Lire la suite »


Enrique   |  Culture, Politique, Société   |  05 29th, 2018    | 

Saint Che : la vérité derrière la légende de l’héroïque guérillero Ernesto Che Guevara

« Le Che était l’être humain le plus complet de notre époque » — Jean Paul Sartre

Une paysanne allume un cierge pour le saint et prie pour que son jeune fils aille bien et que la récolte de patate soit bonne cette année. Ses prières, et celles des autres paysanNEs, ont été entendues auparavant disent les villageoisES. « Il ressemblait vraiment à Notre Seigneur gisant mort, là dans l’école » racontait-elle au journaliste de la télévision. Le nom de ce saint qui fait des miracles ? Ernesto Che Guevara !

Lire la suite »


Enrique   |  Histoire, Politique   |  05 29th, 2018    | 

La Havane entre détente et répression

Les souris dansent-elles quand Castro dort ? Rencontre à La Havane avec les membres de l’Atelier libertaire Alfredo-López, pour espérer des lendemains qui chanteraient l’anarchie sur les rivages de la patrie du socialisme.

La maison occupée, où vivent Isbel et son compagnon Jimmy, est située dans une partie populaire du Vedado, quartier résidentiel de La Havane aux rues rectilignes et numérotées. À deux pas de la place de la Révolution, lieu des événements officiels et des ministères. L’édifice est à l’image du quartier, imposant mais à moitié en ruine, la peinture de la façade écaillée par le temps et les intempéries. Les habitants se sont installés dans ce bâtiment abandonné après les ravages de l’ouragan de 2008. Les autorités leur ont demandé de vider les lieux, mais ils n’ont pas bougé. Plusieurs parties de la bâtisse sont occupées, l’ambiance y est conviviale.


Enrique   |  Politique, Société   |  05 29th, 2018    | 

Cuba : un nouveau président, une répression identique

L’arrivée récente à la présidence de l’Etat cubain du pantin nommé Díaz-Canel en remplacement de Castro le Petit, lui-même successeur de son grand frère Fidel, n’a évidemment rien changé à la nature profonde du régime castro-communiste. La dictature qui s’est instauré sur l’île il y a près de soixante ans maintenant se maintient, et il n’aura pas fallu attendre longtemps pour connaître le nom du premier prisonnier d’opinion de l’ère Díaz-Canel. Il s’agit d’Ariel Ruiz Urquiola, biologiste et chercheur en agro-écologie renommé, déjà sanctionné professionnellement par le passé pour ne pas s’être rendu complice d’une monstruosité (voir le texte de Lynn Cruz et « L’affaire de la navette de Regla », ci-dessous) et condamné aujourd’hui à une peine de prison ferme pour « outrage ».
Pour mieux comprendre, je vous propose ici de lire le témoignage de la comédienne Lynn Cruz*, amie personnelle d’Ariel Ruiz Urquiola et elle-même victime d’une interdiction d’exercer librement son métier, ainsi que de larges extraits d’un article d’Isbel Díaz Torres, un camarade libertaire cubain.


Enrique   |  Actualité, Politique, Répression   |  05 17th, 2018    | 

Répression : Le Tribunal municipal de Viñales a condamné le biologiste Ariel Ruiz Urquiola à un an de prison

Le Tribunal municipal de Viñales a condamné le biologiste Ariel Ruiz Urquiola à un an de prison pour le crime d’ « outrage », a déclaré sa sœur Omara. Malgré l’attente d’une peine de prison, elle a été surprise par la sévérité du verdict.

« Personne n’y croit. L’accusation a demandé quatre ans, et tout le monde pensait qu’il serait condamné à trois mois ou une amende. Il a trois jours pour faire appel », a-t-elle précisé.

« Le même avocat qui a fait une très bonne défense va faire appel. Pour l’instant, je ne sais pas ce qui va lui arriver pendant ce processus d’appel », a dit Omara, qui a été très affectée.

« Ils veulent nous enlever la ferme », résume-t-elle sans pouvoir ajouter d’autres données.

Lire la suite »


Enrique   |  Politique, Répression   |  05 10th, 2018    | 

ABRA : un nouvel effort pour l’auto-émancipation à Cuba

Pas de salle bondée, sans audio ou micro, pas de promotions dans les réseaux sociaux ni listes de courrier électronique. Ils sont arrivés comme bon leur semblaient et comme ils le pouvaient, et ce fut suffisant.

Plus de trente personnes étaient présentes ce 5 mai 2018 à Lawton, pour fonder ensemble ABRA Centre social et bibliothèque libertaire.

Après presque trois ans de campagne internationale pour lever les fonds nécessaires, sans recourir à des gouvernements, à des partis politiques ou à des ONG (et encore moins aux institutions de l’État cubain), nous avons réussi à réaliser un rêve qui a émergé en 2015.

Lire la suite »


Enrique   |  Actualité, Politique, Solidarité   |  05 9th, 2018    | 

Les anarchistes cubains annoncent l’ouverture de l’ABRA : Centre social et bibliothèque libertaire

….

À Cuba, le 5 mai 2018, une nouvelle étape dans le processus d’auto-émancipation d’un groupe de cubaines et de cubains commence avec l’ouverture d’ABRA : Centro Social et bibliothèque libertaire.
Cet engagement de l’Atelier libertaire Alfredo López (une initiative anarchiste, anti-autoritaire et anticapitaliste qui a émergé en 2012 qui fait partie de la Fédération anarchiste des Caraïbes et d’Amérique centrale), avec la participation effective et vitale de groupes apparentés tels que l’Observatoire critique cubain, le Guardabosques (le Garde-forestier), ainsi que d’autres énergies individuelles, cherche à construire un espace autonome et durable à Cuba aujourd’hui.

Enrique   |  Actualité, Politique, Société   |  05 5th, 2018    | 

Quel socialisme après les frères Castro ? Cuba veut le marché… sans le capitalisme

Le président Raúl Castro a annoncé qu’il quitterait ses fonctions en 2018. Pressenti pour le remplacer, le premier vice-président Miguel Díaz-Canel est né un an après l’arrivée des guérilleros à La Havane en 1959. Une telle passation constituerait une petite révolution, dans la foulée de celle que M. Castro a tenté d’impulser en vue d’« actualiser » le modèle économique cubain.

Lire la suite »


Enrique   |  Actualité, Politique, Société, Économie   |  04 29th, 2018    | 

Homosexuels, hippies, dissidents… : quand Cuba se “purifiait” de ses “déchets”

Dès 1959, le régime met en place des camps pour “redresser” les “déviants” et les “faibles”. Le système d’enfermement durera jusqu’en 1968.

Depuis une vingtaine d’années, les historiens, sociologues, journalistes et chercheurs de tous bords analysent avec un esprit beaucoup plus critique la révolution cubaine et le rôle parfois criminel qu’ont joué Fidel Castro et son célèbre compagnon Ernesto « Che » Guevara. Le film Mauvaise Conduite des réalisateurs espagnol Nestor Almendros et cubain Orlando Jiménez-Leal en 1983, ainsi que la publication du Livre noir du communisme (1) en 1997 révèlent l’existence de camps d’internement à Cuba et achèvent d’enterrer la légende dorée qui colle au Commandante. Plus récemment, l’adaptation au cinéma du livre de Reinaldo Arenas Avant la nuit, par Julian Schnabel en 2000, montre la violente répression et l’enfermement des homosexuels. Comme si le régime n’avait pas cherché à simplement réprimer ceux qui le contestaient, mais avait cherché à « purifier » la société de ses « déviants ».

Lire la suite »


Enrique   |  Politique, Répression, Société   |  04 29th, 2018    | 

Miguel Díaz-Canel, de l’ombre de Raùl Castro à la présidence de Cuba

Né à Santa Clara dans la province de Villa Clara, au centre du pays, le 20 avril 1960 d’une mère institutrice et d’un père ouvrier, Miguel Díaz-Canel est ingénieur en électricité de formation. Un parcours scolaire sans faute, d’élève boursier à une carrière d’enseignant en université puis de ministre de l’Enseignement supérieur en 2009. Un parcours politique également sans faute puisqu’il gravit une à une toutes les marches de l’Union des jeunesses communistes jusqu’aux postes -stratégiques- de premiers secrétaires du parti d’abord dans sa province de Santa Clara (de 1994 à 2003), puis dans celle plus orientale de Holguín (2003-2009) où il est chargé de remettre de l’ordre.

Lire la suite »


Enrique   |  Actualité, Politique   |  04 27th, 2018    |