L’Ultimatum de Trump : Cuba au bord de l’asphyxie après la chute de Maduro

En ce début d’année 2026, la situation géopolitique dans le golfe du Mexique est extrêmement tendue. L’administration Trump, dès son retour au pouvoir le 20 janvier 2025, a fait du démantèlement des régimes dits de la “Troïka de la tyrannie” (Cuba, Venezuela, Nicaragua) une priorité absolue de sécurité nationale.

Voici trois piliers pour comprendre ce triangle diplomatique explosif :

La chute de Maduro : le catalyseur

L’événement majeur de ce début d’année est l’opération militaire américaine du 3 janvier 2026, qui a mené à l’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela.

  • Conséquence pour Cuba : L’île a perdu son principal soutien énergétique. Le pétrole vénézuélien, envoyé pendant des décennies à des tarifs préférentiels, ne coule plus.
  • La stratégie de Trump : Le président américain estime que sans le pétrole vénézuélien, le régime cubain est “à l’agonie” et qu’une pression économique maximale (suspension des vols et des remesas) suffira à provoquer son effondrement sans intervention militaire directe.

Le Mexique : l’allié récalcitrant

Face à l’isolement de Cuba, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a tenté de prendre le relais en devenant le principal fournisseur de pétrole de l’île.

  • Le dilemme mexicain : Sheinbaum invoque la “souveraineté nationale” et l’aide humanitaire pour justifier ces envois. Cependant, elle subit une pression colossale de Washington.
  • La menace américaine : Donald Trump a été très clair : « Zéro pétrole et zéro argent pour Cuba ». Il lie désormais la question cubaine aux négociations commerciales de l’ACEUM (Accord Canada-États-Unis-Mexique) et menace même d’intervenir militairement au Mexique contre les cartels pour forcer la coopération du gouvernement mexicain.

L’asphyxie économique demandée par les élus de Miami

Les demandes du membre du Congrès Carlos Giménez s’inscrivent dans une volonté de fermeture totale :

  • Les transferts de fonds (remesas) : Ils représentent l’oxygène financier des familles cubaines, mais le gouvernement américain affirme que le régime en ponctionne une grande partie.
  • Les vols et le tourisme : En demandant l’arrêt des vols, les élus visent à couper la dernière source de devises étrangères (le tourisme) pour forcer le régime de Miguel Díaz-Canel à négocier une transition démocratique.

Enrique   |  Actualité, Analyse, Politique, Économie   |  01 29th, 2026    |