Cuba/ Etats-Unis : Les balseros cubains disparaissent

La grande majorité des émigrants cubains sont aux États-Unis. On parle normalement de 2 ou 3 millions de personnes, mais ce chiffre est trompeur, car ces statistiques comprennent tous les résidents “d’origine cubaine”.

Les autorités de la Garde côtière américaine ont reconnu que le nombre de balseros cubains a été considérablement réduit après que l’ancien président Barack Obama en a terminé avec la politique “pieds mouillés, pieds secs”, qui permettait à tous les Cubains qui atteignaient le territoire des Etats-Unis illégalement, de bénéficier immédiatement d’un droit de résidence dans ce pays avec des avantages non négligeables. “Le flux est arrêté”, a déclaré le commandant de la Garde côtière, l’amiral Paul Zukunft, et lieutenant de frégate Kate Webb a expliqué que les interceptions à Key West ont chuté de 750 personnes par mois à seulement 20.

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Enrique   |  Politique, Société   |  07 29th, 2017    | 

La période spéciale à Cuba

Que désigne-t-on à Cuba  par période spéciale ? Quelles ont été les années les plus difficiles de cette crise économique ? Comment les familles cubaines ont-elles réussi à la surmonter ?

Chaque matin, Mariela quittait à vélo Guanabacoa, son patelin natal, pour se rendre à son travail. Ce qui, durant son adolescence, avait été un jeu devenait maintenant une exigence, étant donné l’absence quasi totale de transports publics. Elle pédalait jusqu’à Regla où elle prenait une embarcation qui traversait la baie de La Havane, chargée de dizaines de personnes — avec leurs bicyclettes — qui, comme Mariela, travaillaient dans les quartiers de La Havane-Centre, du Vedado ou de la Vieille-Havane.

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Enrique   |  Histoire, Politique, Économie   |  07 29th, 2017    | 

Faire les courses avec la libreta

La libreta, le carnet d’approvisionnement, permet de retracer l’histoire alimentaire de la nation cubaine. Les produits figurant sur ce carnet sont vendus à un prix dérisoire dans les « bodegas » (épiceries d’État).

Le carnet d’approvisionnement est l’un des trésors de l’identité cubaine, comme un  pont jeté entre le passé, le présent, les générations, la situation économique, la vie des familles, l’alimentation…

Ce document, renouvelé chaque année, permet de contrôler la vente d’un certain nombre de produits que l’État attribue à tous les Cubains. On peut y lire l’histoire de notre pays de l’époque qui a précédé l’effondrement du camp socialiste jusqu’à nos jours en passant par les moments difficiles de la « Période spéciale ».

La libreta, comme on l’appelle familièrement, fait figure de lien entre les membres d’une même famille — parfois, ce lien n’existe pas réellement malgré la cohabitation —, il rassemble aussi des personnes qui n’habitent plus ensemble mais qui continuent d’être inscrites sur le même carnet.

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Enrique   |  Actualité, Politique, Économie   |  07 29th, 2017    | 

Che Guevara au-delà du mythe

LES CARNETS DE VOYAGE, film du réalisateur brésilien Walter Salles, récemment présenté au Festival de Cannes, retracent le voyage effectué à travers l’Amérique latine, en 1953, par un jeune bourgeois argentin nommé Ernesto Guevara de la Serna (1). Ce long-métrage évoque quelques mois de la vie du jeune Guevara. Les bases de l’oeuvre de Walter Salles reposent sur les carnets de Guevara et de son compagnon de route Alberto Grenado (2). L’odyssée racontée par les deux jeunes aventuriers argentins dévoile l’impact qu’eut sur Guevara la découverte des problèmes de pauvreté et d’injustice de son continent. Pourtant, le jeune Guevara du film de Walter Salles est très éloigné du mythe du Che. Salles traite du sujet avec lyrisme et humanité, plutôt que de se focaliser sur les choix politiques ultérieurs de Guevara.Nous connaissons tous Che Guevara, le guérillero héroïque qui fit sacrifice de sa vie au service de la révolution. Nous connaissons sa participation aux avant-postes de la révolution cubaine, ses responsabilités ministérielles sur l’île du Caïman vert et sa mort tragique en Bolivie. Mais au-delà du mythe, de l’icône révolutionnaire qu’il est devenu aujourd’hui, quel fut son itinéraire et quels furent ses choix politiques ?

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Enrique   |  Histoire, Politique   |  06 29th, 2017    | 

Trump relance la guerre froide à Cuba

En déplacement dans le quartier de Little Havana à Miami, le président américain a interdit vendredi aux entreprises américaines de commercer avec le Groupe d’administration d’entreprises (Gaesa), le puissant conglomérat de l’armée qui contrôle notamment une partie de l’industrie touristique cubaine.

En annonçant une telle mesure, le chef d’Etat vise l’un des maillons essentiels de l’économie de l’île. Le groupe Gaesa qui opère dans de multiples secteurs matérialise l’omniprésence de l’armée dans l’économie cubaine, qui a pris racine dans les années 1990. A l’époque, la chute du grand frère soviétique avait provoqué un besoin urgent de devises. Les frères Castro avaient alors su s’arroger la fidélité de l’armée en lui confiant les rênes de secteurs économiques clés.

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Enrique   |  Politique, Économie   |  06 17th, 2017    | 

A Cuba, les villages fantômes de la désindustrialisation

Au Conseil populaire Gregorio Arleé Mañalich, dans la province occidentale de Mayabeque de Cuba, on l’appelle la sucrerie, mais là-bas on ne parle même plus de la zafra, la récolte de la canne. Il y a douze ans, la sucrerie a cessé son activité. Après l’arrêt d’activité il y a eu le démantèlement. L’usine est partie peu à peu en morceaux jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la seule carcasse d’acier.

272 salariés ont dû trouver une solution. Certains ont changé de travail, d’autres se sont résignés à se déplacer quotidiennement jusqu’aux autres raffineries qui continuaient à moudre la canne.

Pour Nene, un vieux soudeur qui se lève tous les jours à l’aube, la zafra ne l’empêche pas de dormir. Mais on lui a dit qu’en Oriente, il y a des moulins qui recommenceront à fonctionner après une longue période d’inactivité, parce qu’ils les ont maintenus en état.

Cela lui a ôté le sommeil.

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Enrique   |  Politique, Économie   |  06 17th, 2017    | 

Agnès Varda de nouveau à Cuba

Le Musée national des beaux-arts de La Havane présente une exposition avec 110 photographies de la cinéaste Agnès Varda et son documentaire « Salut les Cubains ». Un regard sur les années 60 à Cuba.

Accompagnée du regard de la cinéaste cubaine Sara Gómez, Agnès Varda revient à Cuba par le biais de ses œuvres avec l’exposition Varda/Cuba, dans le cadre d’un projet de collaboration entre le Musée national d’art moderne du Centre Pompidou et le Musée national des beaux-arts de Cuba. Vernie en avril dernier, Varda/Cuba ouvre ses portes au public au musée havanais jusqu’en juillet.

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Enrique   |  Actualité, Culture   |  06 12th, 2017    | 

L’avenir de Cuba, un futur incertain suspendu aux choix de Donald Trump


Un an après la visite très médiatisée de Barack Obama à La Havane, Cuba retient son souffle dans l’attente de la ligne qu’adoptera le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump à son égard. L’enjeu est majeur.

L’administration américaine s’est engagée dans “un réexamen complet de toutes les politiques des Etats-Unis à l’égard de Cuba”, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer le 3 février dernier. Cette révision se justifie par la question des droits de l’homme, dans le cadre d’une défense de ces droits pour les citoyens du monde entier, a-t-il précisé.

Dès sa campagne électorale, Donald Trump n’avait pas caché qu’il voyait d’un mauvais oeil le rapprochement entre La Havane et Washington mené par l’administration Obama pour mettre fin à un demi-siècle d’hostilité. Mais si le républicain a beau jeu de remettre en cause les choix politiques de son prédécesseur, il doit faire face, sur ce dossier, à la pression des milieux industriels américains.

Télécommunications, construction, agrobusiness, tourisme, banques… Les investisseurs sont dans les starting-blocks, mais restent frileux face aux incertitudes liées à l’embargo américain (lire encadré).

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Enrique   |  Actualité, Politique, Économie   |  06 12th, 2017    | 

Cuba. « Il n’y a pas de volonté d’ouverture politique dans l’immédiat »

Entretien avec Leonardo Padura
conduit par Carlos F. Chamorro

L’écrivain cubain Leonardo Padura [voir, entre autres, le récit de L. Padura publié sur ce site en date du 19 mai 2017] a annoncé à Managua (Nicaragua) la publication en janvier de l’année prochaine de son nouveau roman La transparence du temps. On y retrouvera son emblématique détective Mario Conde, devenu un policier à la retraite dans le Cuba contemporain de 2014.

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Enrique   |  Actualité, Politique, Économie   |  06 11th, 2017    | 

Inédit: « Histoire clinique de l’assassin de Léon Trotsky »

Le romancier cubain Leonardo Padura écrit, ici, un chapitre inconnu de la fin de Ramon Mercader en 1978. Leornardo Padura, né à La Havane en 1955, a étudié la philologie à l’Université de La Havane. Il fut rédacteur en chef de La Gazeta de Cuba, jusqu’en 1995. En 1998, il commence sa carrière d’écrivain qui s’organise autour d’un «héros», le lieutenant-enquêteur Mario Conde. Ces romans policiers ou, selon certains, ces «romans noirs» lui offrent l’occasion d’aborder de multiples aspects de la réalité cubaine. Il est aussi l’auteur de divers scénarios de films.

A Cuba son audience est limitée, car il est soumis à une censure assez stricte. Dans le monde francophone, il commença à être connu suite à la traduction de son ouvrage La novela de mi vida, traduit sous le titre Le Palmier et l’Etoile, Ed. Métaillé 2003. Par la suite, la publication de L’homme qui aimait les chiens – 2009 en espagnol et 2011 aux Editions Métaillé, roman fondé sur les dernières années de vie à La Havane de Ramon Mercader, l’assassin de Trotsky (Lev Davidovitch Bronstein), le 20 août 1940 – lui accorda une audience plus large. La quasi-totalité de l’œuvre de Padura est aujourd’hui traduite en français. Ramon Mercader – qui a agi comme agent du NKVD de Staline et fut décoré de «L’ordre de Lénine» par le régime stalinien pour son crime – était d’origine espagnole et «communiste». Il avait pour nom d’emprunt, au Mexique, Frank Jacson et, antérieurement, en France, dans les années 1930, celui de Jacques Mornard. Libéré de la prison mexicaine en 1960, il rejoindra Cuba et l’URSS.

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Enrique   |  Culture, International, Politique   |  06 1st, 2017    |